Association AAPEL
- Code de Déontologie pratique thérapeutique et rapports
avec les patients Association régie par la loi du 1er juillet 1901
à but non lucratif
La pratique thérapeutique
est un artisanat, humble, rigoureux et engagé. Le thérapeute
est censé accompagner son patient dans un voyage souvent difficile
et douloureux. Une telle entreprise le confrontera (souvent) à
son impuissance. Il s’abstiendra de se présenter comme le détenteur
du réel (la personne supposée savoir) ou de la vérité,
comme le garant du bien et du mal, pire encore du "normal".
La
liste des règles énoncées ci-dessous n’est pas exhaustive. L’intérêt
du patient constituera le souci principal de notre préoccupation
éthique.
1. La relation thérapeute-patient
A) Contrat moral
Il incombe au thérapeute
de clarifier avec son patient le cadre et les conditions de travail et
de maintenir fermement les limites de cet accord. Ce cadre comprend la
fréquence, les horaires et le lieu des séances, le montant
des honoraires, les modalités de paiement, etc. et constituera un
contrat
moral. Toute rupture du contrat moral, intentionnelle ou non,
sera discutée avec le patient afin de tenter de parvenir à
un nouvel accord.
B) Caractère
exclusif de la relation thérapeutique.
La relation thérapeutique
exclut toute autre forme de relation entre le thérapeute et son
patient ainsi qu’avec les proches de celui-ci. Le thérapeute évitera
d’exercer à l’égard de son patient toute autre fonction que
la fonction de thérapeute. En clair, la
relation se veut uniquement thérapeutique et dans l’intérêt
du patient.
C) Ethique professionnelle.
Le thérapeute a pour
devoir de maintenir et développer sa compétence professionnelle
dans un domaine en perpétuelle évolution. Il
s’abstiendra de tout passage à l’acte(sexuel, violent,
etc. ...) et de toute autre forme d’abus de
pouvoir.
D) Secret professionnel.
Le
contenu des séances est strictement confidentiel. Les
supervisions de cas ne constituent pas une exception, le thérapeute
superviseur étant lui-même soumis à cette confidentialité.
Une éventuelle utilisation de matériel clinique à
des fins didactiques ou scientifiques se fera avec la plus grande prudence
afin de préserver l’anonymat du patient. Le patient pourra à
titre exceptionnel et dans un cadre clairement défini, demander
à son thérapeute de lever une partie de ce secret professionnel,
s’il estime que cela pourrait lui être bénéfique, le
thérapeute se réservant la possibilité de refuser.
,
E) Limites de compétences
Tout thérapeute estimant
que les problèmesd'un
futur patientne
relèvent pas de sa compétence a pour devoir d'orienter celui-ci
vers un collègue potentiellement plus à même de parvenir
à un résultat
De même face à
une incapacité objective à soulager les souffrances de son
patient, le thérapeute a pour devoir d'en discuter avec son éventuel
superviseur puis, dans un deuxième temps, d'orienter son patient
vers d'autres collègues potentiellement plus à même
de parvenir à un résultat
2. Formation d’autres
thérapeutes
Les règles
1A à 1E s’appliquent de même à la relation entre thérapeute
formateur et «aspirant» thérapeute. Le thérapeute
n’oubliera pas qu’il se trouve là aussi dans une situation professionnelle.
3. La relation
entre collègues adhérant au présent code déontologique
A) Respect Le thérapeute traitera
ses collègues adhérant à ce code de déontologie
avec respect et bienveillance.
B) Prudence
Le thérapeute qui se
trouverait amené à intervenir dans un travail thérapeutique
en cours (par exemple si son collègue est malade ou en vacance)
le fera avec prudence et discrétion, et ce dans un esprit compatible
à la déontologie.
4. Les relations
à l’extérieur
A) Image
Dans ses relations avec l’extérieur
le thérapeute adoptera une attitude conforme à ce code déontologique.
Il évitera de dénigrer l’association AAPEL ainsi que ses
membres
B) Engagement
Tout thérapeute se trouvant
par son action dans une situation délicate par rapport à
son engagement éthique vis-à-vis de l’Association ou de l’image
publique de la thérapie (conférences publiques, prestations
à la radio, à la T.V., etc. ...) est amené de
ce fait à en assumer personnellement les éventuelles conséquences.
5. La relation aux
responsables de l’association AAPEL
A) Problème Tout adhérant à
ce présent code ou membre de l’Association AAPEL a la responsabilité
de demander à rentrer en contact avec un des responsables de l’association
lorsqu’un problème déontologique se pose à lui.
B) Refus
Le refus de rentrer en contact
avec un responsable de l’association AAPEL, lorsque l’on est convoqué
par celui-ci et de collaborer avec lui de bonne foi constitue un comportement
non-éthique pouvant de fait conduire à sa radiation.
C) Membres
La qualité de membre
de l’Association AAPEL implique l’adhésion à ce code de déontologie,
cette remarque vaut également pour les «aspirants» thérapeutes.
D) Plaintes
Toute plainte déposée
par un patient contre un thérapeute et qui s’avère fondée,
sera objectivement analysée et pourra conduire
éventuellement à sa radiation en
cas de faute grave objectivement démontrée. (des
poursuites judiriques pouvant constituer un dernier recours)
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crée le 19 se ptembre 2OO3 Dernière mise à jour 2008 (c) Copyright
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Auteur
Alain
Tortosa, psychothérapeute, président fondateur de l'aapel
Association
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