Les troubles
de la personnalité, les personnalités pathologiques. Classification,
grandes lignes des troubles de la personnalité. DSM IV et troubles
de la personnalité CIM et troubles
de la personnalité. Profils cognitifs.
Vision psychanalytique. Nous
trouvons la personnalité paranoïaque (paranoiaque, paranoïa),
personnalité schizoïde (schozoide), personnalité
schizotypique, personnalité antisociale (psychopathique, sociopathique),
personnalité borderline, personnalité histrionique (hystérique,
hystérie, histrion), personnalité narcissique, personnalité
évitante
(phobique, phobie sociale), personnalité
dépendante
(soumise), personnalité obsessionnelle-compulsive
(anankastique)(
maj 2009)
.Introduction
: Le but recherché
n'est pas de détailler et d'expliquer longuement les différents
troubles
de la personnalité mais tenter de faire ressortir des
traits marquants, des symptomes de chaque trouble.
.
Petit "truc". Afin de s'y
retrouver il est parfois plus facile de travailler
par élimination: ex "je pense que je ne peux pas souffrir
d'un trouble
XXXX car je n'ai pas du tout ces traits principaux
AAAA
et
BBBB".
La "morale de l'histoire"
touche au mythe de la tour de babel. C'est à dire que dans notre
monde actuel, des "psy" se cotoient et ne parlent pas la même "langue".
C'est ainsi que selon le
"psy" que l'on a face à soi, on peut se retrouver avec des diagnostics
totalement opposés selon la "religion" du psy.
La définition du
trouble de la personnalité borderline vue par le DSM (vision
internationale) ou du trouble borderline par la psychanalyse sont à
des années lumières !
Peut-être
serait-il temps qu'une vision mondiale uniformisée (sur le vocabulaire)
voit
le jour, non ?
... Je dis cela mais que l'on
me jette aussi la pierre car je pense que la vision psychanalytique du
troublede
la personnalité borderline
est la porte ouverte à un diagnostic poubelle
(car "fourre tout")
mais
aussi que celle du dsm est un peu trop "étriquée"
par certains cotés
(pouvant amener par exemple à des discours
comme "mais vous ne vous faites pas du mal, alors vous n'êtes pas
borderline !"). Disons que la vision
psychanalytique semble pêcher par son grand âge ("pauvre freud,
il pouvait pas tout savoir") et que le DSM
est un bel outils pour qui sait s'en servir mais qu'il ne devrait surtout
pas servir à faire des diagnostics automatisés par ordinateur
(il n'est d'ailleurs pas fait pour cela)
.
Les
troubles de la personnalité selon le DSM IV anglosaxon .
Selon le DSM
IV, il existe 10 troubles de la personnalité
"La personnalité
paranoïaque"
est caractérisée par une méfiance
soupçonneuse envers les autres dont les intentions
sont interprétées comme systématiquement malveillantes.
(manque
de confiance)
"La personnalité
schizoïde"
est caractérisée par un détachement des relations
sociales et une "froideur emotionnelle"
(seule
sans vrais amis)
"La personnalité
schizotypique"
est caractérisée par des distorsions en terme de connaissances
et perceptions et des conduites
excentriques(monde imaginaire)
"La personnalité
antisociale"
est caractérisée par un mépris
et une transgression
des droits d'autrui
et l'exploitation sans vergogne des autres." (psychopathie)
"La
personnalité,borderline"
ou
"état limite" est caractérisée par un problème
de gestion des émotions, une
impulsivité,
problèmes relationnels, image de soi instable conduisant fréquemment
à des conduites autodestructrices.
("sur-emotif")
"La personnalité
histrionique"
est caractérisée par une quête
permanente d'attention.
("remarquez-moi")
"La personnalité
narcissique"
est caractérisée par un sentiment
de supériorité par rapport aux autres, un besoin
d'être admiré et un manque d'empathie."
(s'aime
lui-même)
"La personnalité
évitante"
(personnalité
phobique
ou phobie sociale) est caractérisée par une inhibition
sociale, par des sentiments de ne pas être
à la hauteur et une hypersensibilité au jugement
négatif d'autrui."
(pas à la hauteur)
"La personnalité
dépendante"
est caractérisée par un comportement
soumis lié à un besoin excessif d'être pris
en charge. (pas réellement autonome)
"La personnalité
obsessionnelle-compulsive"
est caractérisée par une
préoccupationpar
l'ordre, la perfection et le contrôle.
(prisonnière
de comportements)
Le DSM
III comportait ce trouble de la personnalité qui a été
retiré du DSM IV (vraisemblablement en raison d'une faible fiabilité
entre les notations)
"La personnalité
passive
aggressive" est caractérisée par une résistance
passive à toutes sortes de demandes.
Les
troubles de la personnalité DSM IV selon l'aapel
Vision
de l'aapel des troubles de la personnalité
Le
trouble de la personnalité paranoïaque
Un
sentiment
de méfiance Pour
lui le doute n'est pas permis
"L'autre"
dérange, désorganise, manipule
"L'autre"
est sournois, il trahis alors qu'il n'y a aucune preuve objective
"La
gentillesse ne peut exister, ça cache quelque chose"
Le paranoïaque
est secret car toute faiblesse pourrait être utilisée contre
lui
Il
a tendance à rendre méfiant son entourage
La
critique le renforce dans ses croyances
Il
est à la tête de son groupe, sa "secte" qui ne le critique
pas alors que le monde entier le condamne
Le
modèle est "souffrance, sérieux, sermon et plainte" A
la différence du borderline qui a des bas mais aussi des hauts (un
peu comme le bipolaire / maniaco-depression),
le rire, la joie, tout se qui permet de s'ouvrir aux autres... est banni
du paranoiaque
A
la différence du borderline, il
a une haute image de lui-même. Il
se croit logique mais dans une logique partiale qui se démarque
des faits, une logique déviante
Il
se
considère honnête, droit,
innocent, noble alors qu’il est tout le
contraire retor, compliqué, vicieux
et agressif. Il ment, il dupe. Mais ces défauts il ne les voit que
chez les autres
Sa
cible ? Les supposés "faibles" car les "forts", il les respecte,
les admire et les jalouse
Le
borderline a parfois (souvent ?) tendance à la "parano",
surtout utilisée comme mécanisme de défense, mais
il n'a pas du tout une image de lui aussi valorisée (euphémisme)et
constante.
Ces
deux troubles semblent donc "incompatibles" A
noter de plus qu'il est quasi du domaine de l'impossible qu'un paranoiaque
non traité puisse se reconnaitre comme tel du fait de sa parano,
cela remettrait en question toutes ses théories. Mais il en est
tout autrement de son entourage qui pourra le reconnaitre
Profil
cognitif selon Beck Définition
critères du DSM Approche
francophone .
Le
trouble de la personnalité schizoïde
Le schizoïde
est plutot un solitaire, un
froid
qui semble ne pas souffrir
A
la différence des borderline que l'on pourrait qualifier d'hyperémotifs,
le schizoide semble
ne pas ressentir d'émotions, il peut sembler apathique
Il a une distance
vis à vis des êtres humains sans doute par besoin de se protéger
La encore à
la différence des borderline, il n'a pas
de sautes d'humeur Il semble hautain
mais a une mauvaise image de lui-même (sans vie, ennuyeux, raté) Le
borderline peut parfois faire penser à tort qu'il a des tendances
schizoides, notamment lorsqu'il cherche à controler ses émotions.
On
pourra le penser "sans coeur" face à un drame alors qu'en fait il
se contrôle pour ne pas exploser en larmes, bref tout le contraire.
Ces
deux troubles semblent donc "incompatibles" Profil
cognitif selon Beck Définition
critères
du
DSM Approche
francophone .
Le
trouble de la personnalité schizotypique
Le DSM parle
de croyances étranges et de
perceptions inhabituelles incontrolables
Il est souvent
excentrique,
bizarre.
Il a une distance
vis à vis des êtres humains mais elle est le fruit de l'incompréhension
des autres à ses modes de pensée
Il peut être
cyclique dans ses relations isolé ou se livrant totalement
Comme
le borderline il a des sautes d'humeurs
incompréhensibles, mais plutot
fruits de sa vie intérieure que de stimuli externes.
Il ne sait
pas trop qui il est et se sent comme un étranger dans cette société
Il donne
du sens à l'irrationnel(télépathie,
revenants, astrologie, 6eme sens...) Il
peut y avoir confusion avec le trouble de la personnalité borderline
mais à priori, le borderline ne vit pas dans un monde à lui,
même s'il a parfois des "trucs" pour se rassurer
Le
borderline pourra parfois aussi souffrir de ce trouble (étude) Profil
cognitif selon Beck Définition
critères
du
DSM Approche
francophone .
Le
trouble de la personnalité antisociale ou psychopathie
Il passe
à l'acte. L'acte (impulsif), souvent violent, est la
pour résoudre ses problèmes
A
la différence du borderline qui EST "emotions", qui subit
ses émotions et souffre, le psychopathe refoule, ignore
ses émotions, l'anxiété et la depression A
la différence du borderline, Il
se croit fort, dominant, et les autres
ne sont que des outils (qu'il utilise, charme, détruit selon
son bon vouloir) A
la différence du borderline, il ne
ressent pas la culpabilité et n'a pas la moindre remise
en question de lui-même
A
la différence du borderline, il ne
se fait pas du mal à lui même (sauf s'il est
entravé) Sauf
en cas de grave dissociation, le borderline,
lorsqu'il agit de façon "dingue" le sait, même s'il ne peut
se l'empêcher.
Le
psychopathe et le borderline sont à priori à des antipodes,
le borderline est envahi d'émotions, il ressent la souffrance, la
culpabilité, ... le psychopathe agit, point.
Des
études sérieuses semblent affirmer le contraire, qu'une personne
peut être borderline et antisociale, cela me semble "curieux" et
je reste sceptique.
Aapel
: "J'ai
lu qu'il y a parfois comorbidité
avec l’APD (antisocial). Je suis en désaccord total avec ceci parce
qu’une personne borderline ne s’aime pas, ressent la culpabilité,
la honte, et ne sait pas qui elle est... Comment
peut elle alors être également antisociale ?" Daniel
C. Claiborn : "J’ai
tendance à être d'accord avec vous, bien que les personnes
antisociales puissent sembler (et être) impulsives, colériques,
et abuseurs de substances, et ils peuvent surréagir au rejet et
la dévalorisation perçus"
*
Zlotnick C. - Department of Psychiatry and Human Behavior, Brown University,
Providence, RI USA.
1999
J Personal Disord - Trouble de la personnalité antisocial chez femmes
incarcérées.
Il
ressort que l'automutilation n'était pas liée de façon
significative au trouble antisocial, de même que des abus durant
l'enfance (AAPEL: Alors que ceux-ci sont fréquents dans le trouble
de la personnalité borderline - études)
*
Hatzitaskos PK, Soldatos CR, ... Department of Psychiatry, Hospital of
Hellenic Air Force, Athens, Greece.
1997
J Nerv Ment Dis - Discriminer le trouble de la personnalité borderline
du trouble antisocial - etude 85 hommes jeunes adultes, 41 borderline,
44 antisocial DSM III
Conclusions:
-
Psychopathologies : Borderlines = plus fort taux de psychopathologies et
de dépressions
-
Anxiété : Fort niveau chez Antisocial et Borderline
-
Hostilité : Plus introvertie (rentrée) chez les Borderline
et plus extravertie chez Antisocial
-
Cause Hostilité : Chez borderline liée aux psychopathologies,
dépression, angoisse
......................................Chez
antisocial aucun lien à des psychopathologies n'a pu être
observé
Le borderline
est caractérisé par un problème de gestion
des émotions (intensité, instabilité) qu'il
subit Il a des sautes
d'humeurs (haut et bas) fréquentes, une impulsivité,
des colères, un sentiment
devide, anxiété,
des comportements parfois "bizarres" aux yeux des autres
Il a des problèmes
relationnels Un mode de
pensée souvent noir et blanc (clivage),
voit l'autre en "tout bon", "tout mauvais",
avec un statut de "victime" Il ne sait
pas qui il est et a une image de lui instable
habituellement très négative (pouvant alterner avec une
image très positive) Il ressent
la souffrance psychique telle que seules
des conduites autodestructives peuvent conduire à l'apaisement temporaire.
Le risque de
suicide donne à ce trouble une gravité réelle
Un des facteurs
déclenchant du trouble puise ses origines dans la petite enfance
Ce trouble
touche plus de femmes que d'hommes (medlineplus) Sa stratégie
est la séduction Il ne
peut vivre sans le regard de l'autre sur lui et ne recule devant
rien pour cela (un peu comme le narcissique mais pas pour les mêmes
raisons)
Quand
le borderline est en quête d'identité, l'histrion est en quête
d'attention A
la différence du borderline qui ment pour se protéger, l'histrion
a tendance à enjoliver une situation et ment
pour séduire Elle passe
sans cesse de l'enthousiasme à la déception
Elle a des
problèmes d'apprentissage, de concentration, d'attention
Elle a une
mauvaise
estime d'elle-même et fait tout pour donner une image
totalement contraire
Le
borderline peut parfois avoir des traits ou souffrir de ce trouble mais
dans ce cas c'est certainement plus une façade qu'une réalité Profil
cognitif selon Beck Définition
critères
du
DSM Approche
francophone .
Le
trouble de la personnalité narcissique
C'est simple,
à
la différence du borderline qui bien souvent ne s'aime pas, qui
ne sait pas qui il est, le narcissique s'aime
lui-même, n'a aucune doute quant à
sa valeur hors du commun
Il a la folie
des grandeurs, il pense faire parti des "élus", ceux
à qui tout est du
Le narcissique
se distingue de l'antisocial par sa "grandiosité",
sa tendance à exagérer ses talents et se regarder lui même
comme plus unique et supérieur. (Gunderson 2OO1) Pour lui, l'autre
n'a que peu de valeur, tout juste un outils pour flatter son
égo démesuré
Il est arrogant,
n'a pas ou peu d'empathie... La remise
en question de lui-même "c'est pas son truc"
A
la différence du borderline qui est le "champion du grand écart"(pouvant
par exemple faire cohabiter un égo surgonflé du fait de son
intelligence et une haine profonde de lui-même),
Il
est
constant Le
borderline peut parfois par ses attitudes faire penser qu'il est narcissique
mais alors que le narcissique ne doute pas, le borderline n'est que "doutes".
Ces
deux troubles semblent donc "incompatibles" sur le fond Se
faire du mal et se suicider quand on s'aime trop n'est selon moi pas compatible La
prévalence du NPD est approximativement entre 0.5 et 1% (APA)
Profil
cognitif selon Beck Définition
critères du DSM Approche
francophone Vous
pouvez aussi lire les pages borderline
ou pervers narcissique ? .
Le
trouble de la personnalité évitante
L'évitement
est sa stratégie, son but est d'eviter l'échec, il va agir
mais avec moult précautions
On pourrait
parler de timidité maladive Solitude,
effacement,
célibat, faible estime de soi "trop" gentille
La personne
évitante fuit les émotions,
aussi bien le plaisir que la douleur et se fabrique une vie imaginaire
A
la différence du trouble de la personnalité borderline,
les personnes évitantes ne subissent pas,
par exemple, de sautes d'humeur et d'impulsivité Certains
borderline, à force d'échecs et de souffrances se "réfugient"
dans ce trouble pour moins souffrir Profil
cognitif selon Beck Définition
critères
du
DSM pour personnalité évitante Définition
critères du DSM pour phobie sociale Approche
francophone .
Le
trouble de la personnalité dépendante
La personne
est incapable de prendre des décisions
pour elle-même et s'en remet à un tiers
De nombreux
borderline du fait de leur peur maladive de l'abandon, mais aussi de problèmes
de construction de leur identité durant l'enfance, développent
ce trouble
Soumission,
passivité, peur de la solitude, peur de
la rupture, anxiété Faible
image de soi dans la constance
A
la différence du trouble de la personnalité borderline,
les personnes dépendantes en état de protection ne subissent
pas de sautes d'humeur et d'impulsivité et ne subissent pas leurs
émotions. Mais face au risque d'abandon, de rejets, ils deviennent
hyperanxieux
Comme les borderline,
les personnalités dépendantes peuvent provoquer l'abandon
de peur de se faire abandonner
De
nombreux borderline sont aussi dépendants notamment du fait de leur
image d'eux-mêmes et de leur peur de l'abandon Profil
cognitif selon Beck Définition
critères
du
DSM Approche
francophone .
Le
trouble de la personnalité obsessionnelle-compulsive
L'obsessionnel
veut
tout controler dans tous les domaines au point de perdre de
vue l'objectif initial
On peut difficilement
le qualifier de "jouisseur"
Il redoute
les émotions et fait tout pour les contenir
Il a une apparence
hyper
conformiste ("un balais dans le c..")
Ne
fait pas confiance pour déléguer
A
la différence d'un borderline qui ne contrôle pas grand choses
(émotions,...), l'obsessionnel fait
en sorte de garder la maîtrise de
tout Certains
borderline ont une tendance à l'obsession, notamment parce qu'ils
savent qu'ils peuvent se noyer dans un verre d'eau, ainsi en contrôlant
un maximum, ils espèrent se mettre à l'abri d'émotions.
Il
semble que l'obsessionnel est trop "constant" pour pouvoir être Borderline,
c'est trop "épuisant" pour une personne borderline Profil
cognitif selon Beck Définition
critères
du
DSM Approche
francophone .
Le
trouble de la personnalité passive-aggressive (DSM III)
Critéres
DSM: Au moins 5 des 9 points suivants:
1- Procastination,
c.-à-d., reporte les choses qui doivent être faites de sorte
que les délais ne sont pas respectés.
2- Devient
boudeur, irritable ou ergoteur lorsqu'on lui demande de faire quelque chose
qu'il ou elle ne veut pas faire.
3- Semble travailler
délibérément lentement ou faire un mauvais travail
dans les tâches qu'il ou elle ne veut vraiment pas faire.
4- Proteste,
sans justification, que les autres lui font des demandes déraisonnables.
5- Evite les
obligations en prétendant "avoir oublié".
6- Croit qu'il
ou elle fait un bien meilleur travail que ce que les autres en pensent.
7- Est offensé
par des bonnes suggestions venant d'autres personnes au sujet de la façon
dont lui ou elle pourrait être plus productif.
8- Entrave
les efforts des autres en manquant de faire sa part du travail.
9- Déraisonnablement
critique ou dédaigneux des personnes en positions d'autorité
"Comparé
au trouble borderline, le trouble passif-aggressif ne comporte pas de manifestations
de trauma / dissociation / hypervigilance / impulsivité / colère
ouverte / auto-destruction / peurs, aussi bien que l'absence de rage /
de sentiment de vide et l'instabilité des émotions" (daniel
c claiborm)
Certaines
personnes avec un trouble de la personnalité borderline (mais
aussi d'autres troubles) peuvent développer des traits du trouble
de la personnalité passive-aggressive, notamment la proscatination
(reporter sans cesse)
Cette présentation des troubles de
la personnalité est personnelle, pour les définitions officielles
voir le DSM ou la vision Francophone sommaire
de la page .
.
.
.
Les
troubles de la personnalité selon la vision francophone
. Les
personnalités pathologiques, approche francophone européenne
/ Mondiale OMS
(AAPEL:
Il est possible de lire ce qui suit comme une espèce de DSM à
la française. Les définitions fournies sont la vision francophone
et NON celle de l'aapel) Cela
correspond en gros aux définitions de l'ICD
- CIM 10 F60 publié par l'OMS
Approche
française: La personnalité paranoïaque (F60.0 CIM-10)
Orgueil
démesuré, hypertrophie du moi et surestimation
Autoritarisme
, psychorigidité
Absence
d’autocritique, refus de l’idée d’être fautif, rejet systématique
de la faute sur autrui
Fausseté
du jugement et des raisonnements
Méfiance,
susceptibilité parfois jusqu’au délire paranoïaque
Pas
ou peu de contacts avec le monde
Approche
française: La personnalité schizoïde(F60.1 CIM-10)
Ne
recherche pas le contact, solitaire
Retrait,
repli sur soi, isolement, introversion
Difficultés
à nouer des relations humaines
Froideur
affective apparente
Incapacité
à exprimer du plaisir ou des sentiments
Vie
imaginaire riche
Troubles
dès l’enfance avec aggravation à l’adolescence
Impulsivité,
passage à l’acte pouvant être violent
Ils
ne tolèrent aucune autorité ou frustration (conflits) Irresponsabilité
Souvent
manipulateurs et dissimulateurs. Traits d’hystérie.
Tendance perverse Généralement
pas d’anxiété
Approche
française: La personnalité limite ("borderline ou état
limites")(Dans
le groupe F60.3 "émotionnellement labile" CIM-10) (labilité
= instabilité) (émotionnelle)
Traits
aussi bien névrotiques
que psychotiques Instabilité
dans les relations interpersonnelles (Dépendants et hostiles à
la fois)
Anxiété
Image
de soi instable (entre dévalorisation et mégalomanie) Troubles
du comportement et impulsivité
Humeur
changeante
Phobie Risque
de suicide
Pensée
noir et blanc,
Tendances
perverses,(note
de l'aapel, inutile de vous dire que l'on ne partage pas du tout ce point
de vue)
Approche
française: La personnalité hystérique (ou histrionique)(F60.4
"histrionique" CIM-10)
Essentiellement
chez la femme
Attitudes
de séduction, recherche d’attentions excessive
Théâtralité,
dramatisation, chantage affectif, mythomanie (Tendance pathologique
à la fabulation, au mensonge ou à la simulation) Sujet
immature en recherche d'identification, dépendance affective
Humeur
labile Troubles
de la sexualité
(voir
névrose
hystérique, trouble de conversion)
Approche
française: La personnalité phobique (ou évitante)(F60.6
"anxieuse" CIM-10)
Repli
sur soi même pour éviter les situations d’angoisse
Peur
d’être jugé, timidité, sensibilité au rejet
et à la critique, anxiété
Manque
de confiance en lui
Voir
critères DSM 4, de la phobie
sociale Vous
pouvez lire la page phobie sociale - trouble
de la personnalité évitante
Approche
française: La Personnalité anankastique (ou obsessionnelle)(F60.5
CIM-10)
Attitude
réservée.
Ordre,
perfectionnisme, respect des règles, économie
Rigidité
de la pensée, entêtement, obstination, autoritarisme
Sentiments
peu exprimés.
En
proie au doute perpétuel, manque de fantaisie, obsédés
du travail
Approche
française: La Personnalité psychasthénique (pas
d’équivalent DSM), semble considérée tantôt
comme un trouble obsessionnel, tantôt comme une dysthymie
ou dans les troubles somatiques
Difficulté
à prendre des décisions qui demandent un effort
Impuissance
à agir, tendance aux doutes et aux scrupules, résignation.
Tristesse
évidente et chronique. Fatigue
Redoute
les situations morales où doivent être prises des décisions
Les
actes, les émotions et réflexions sont dénuées
d’intérêt
(en gros "a quoi bon xxxx, cela ne sert à
rien et ne changera rien")
Approche
française: La Personnalité sensitive (pas d’équivalent
DSM) serait considéré comme le mélange de la personnalité
paranoïaque
et de la personnalité
psychasthénique
même si cela semble avoir des cotés bien « borderline
» (Dans le groupe F60.0 "paranoiaque" CIM-10)
Hyperémotivité.
Anxiété
sociale, regard des autres, peur d’être « découvert
», peut tourner à la paranoïa
Aurait
une conscience de lui fier et susceptible
. Les
personnalités pathologiques, approche psychanalytique
(AAPEL:
Le propos n'est pas d'expliquer la psychanalyse mais de vulgariser la vision
de l'humain tel que Freud l'avait conceptualisé)
Freud
part semble t'il d'un postulat qu'il n'existe pas vraiment de gens "normaux".
C'est à dire que nous avons tous des fragilités plus ou moins
importantes.
Pour
Freud nous sommes tous des névrosés mais il y a une gradation
selon que ce soit léger (ex "obsessionnel un peu maniaque") ou
lourd (ex "obsessionnel obligé de vérifier 10 fois que
la lumière a été éteinte")
Le
coté positif de ceci c'est que l'on peut se sentir moins stigmatisé
dans le sens où il n'y a pas d'un coté les "normaux" et de
l'autre les "malades", ce qui peut éviter le sentiment de 2 camps,
les "élus" et les "exclus".
Le
coté totalement négatif de ceci est justement cette absence
de frontière qui permet d'entretenir le déni chez une personne
malade en disant des phrases comme "tout le monde a des problèmes".
Sans seuils, impossible de dire "cette personne n'est pas malade" ou "cette
personne a un cancer", ce qui peut être très dangereux, cf
la définition psychanalytique de l'état limite (voir plus
bas) qui a un effet dévastateur en fabriquant la catégorie
des "pas vraiment malades"
Il
existe 2 principaux pôles
-
Les névrosés (la majorité des individus) -
Les psychotiques
Parmi
les névrosés on trouve
-
Les obsessionnels
qui sont des personnes plutôt refoulées, qui recherchent l'ordre,
le coté méticuleux, le contrôle permanent. L'obsessionnel
vivant et étant à fond dans "son truc" et dans ses "rituels"
ou
-
Les hystériques
qui sont le contraire, c'est à dire un désordre total, un
vrai "bordel" (pardon). L'hystérique, assez histrionique
a besoin d'attirer l'attention sur lui pour exister. Avec lui c'est le
théatre de rue, la vision de la "mama italienne", beaucoup de gestes,
beaucoup de bruits, beaucoup de fantasmes, mais pas grand chose de palpable.
...
et
-
Les phobiques
qui constituent une petite catégorie à part. Le phobique
est un anxieux, un évitant. Il a peur de plein de choses. (listes
de phobies disponibles à la page http://www.alaphobie.com/symptomes.php#anxiété
7) .
Les
psychotiques
sont "plus atteints". Leur état perturbe réellement leur
vie et leur identité ou celle de leur entourage. Pour Freud ce sont
vraiment des malades. A un moment il perd le contrôle de lui-même
avec des douleurs psychiques atroces
On
trouve
-
Les paranoiaques.
Eux, on sait ce que c'est. Le paranoiaque vit avec la théorie du
complot. La terre entière est contre lui, nous sommes tous espionnés.
Ex: "il y a des micro-puces dans les céréales qui se logent
dans notre intestin et qui avec analyse de notre ADN permettent de savoir
où l'on se trouve, ce que l'on fait, ce que l'on mange afin de fournir
les données à la coalition des états collaborateurs
avec les extra-terrestres qui ont planifiés l'invasion de la planète"
(je
fais bien le parano, hein ??!!) -
Les schizophrènes.
Le "schizo" c'est ce que tout le monde appelle le "dingue", le "fou". C'est
une personne qui a plusieurs personnalités (qui théoriquement
ne se "fréquentent" pas) et qui dans certaines circonstances
est totalement en dehors de la réalité. Il a des raisonnements
que l'on ne comprends pas, des actions de même.
Chez
le parano, on peut croire à ses délires parce que c'est bien
construit que cela repose en partie sur du vrai, chez le schizophrène
ça peut partir de tous les cotés et on se dit "il manque
une case, il est pas avec nous lui". Par exemple quand un clochard commence
à vous expliquer qu'il possède 3 avions, une banque, qu'il
est marié à un mannequin, qu'il parle à Dieu et que
visiblement il y croit, on a alors tendance à douter...
Ces
2 poles, névrose et psychose étaient à la base
Mais
il existe une autre catégorie bien distincte qui s'appelle
Si
les deux premiers sont "A" alors le pervers c'est "A barre", c'est dire
"qui n'est ni névrotique, ni psychotique"
On
peut dire que le pervers n'est pas un refoulé mais qu'il passe à
l'acte, il réalise les fantasmes
Chez
les pervers on trouve
-
Les sado-masochistes
dans lesquels l'autre ou soi-même n'est qu'objet dans un "jeu" plus
ou moins "jeu" mais plutôt consenti de part et d'autre. Dans ce cadre,
celui qui joue le rôle du sadique est un psychopathe "light"
-
Les psychopathes
pour lesquels l'autre n'est pas et on peut donc en user à volonté
comme le jeter après usage.
(a
noter que le pervers narcissique serait une combinaison de pervers et de
narcissique) Vous
pouvez aussi lire les pages borderline
ou pervers narcissique ?
Autre
découverte qui n'est arrivé qu'après Freud...
"Mais
il existe des gens qui semblent être plus que névrosés
mais qui ne sont pas vraiment non plus psychotiques !"
Ces
personnes sont de fait dans un no man's land
Et
c'est ainsi qu'est né "l'état limite". Les
borderline
ou état limite sont à la
frontière entre les deux. (définition du dictionnaire:
"Borderline = à la frontière")
Il
est donc logique qu'un borderline au sens psychanalytique du terme ne soit
parfois pas du tout borderline au sens DSM IV
"Si
vous avez le désir profond d'être diagnostiqué borderline,
allez voir un psychanalyste, par contre si vous redoutez ce diagnostic,
allez voir un psychothérapeute adepte d'un DSM pur et dur, vous
mettrez alors le maximum de 'chance' de votre coté !"
La
définition DSM du borderline étant "qui est ça ça
ou ça" alors que la définition psychanalytique du borderline
est "qui n'est ni ça, ni ça et ni ça"
Au
fil du temps le trouble borderline est devenu un vrai fourre tout "je ne
sais pas ce que vous êtes, mais de toute évidence vous avez
un problème, donc vous êtes borderline".
Sans
doute est-ce la raison pour laquelle le trouble de la personnalité
borderline est (était)
si peu étudié dans les
facultés de médecine françaises
Il
me semble personnellement difficile de soigner une personne en ne sachant
pas
ce qu'elle est, mais en ne sachant que ce qu'elle n'est pas.
Les
troubles de la personnalité DSM IV selon le profil de Beck
.
Beck.
Profils cognitifs et croyances typiques dans les troubles de la personnalité (Beck's
Cognitive Therapy of Personality Disorders)
Beck:
Trouble de la personnalité paranoiaque, croyances
Je
suis vulnérable
Les
gens sont des adversaires potentiels
Je
ne peux pas faire confiance aux autres personnes.
L'autre
a des motivations cachées.
Si
il est gentil c'est pour me tromper
Je
dois rester en permanence sur mes gardes.
Il
n'est pas prudent de se confier aux autres.
Les
personnes prendont avantage sur moi si je leur laisse une chance.
Les
autres personnes essaieront de m'abaisser délibérement.
J'aurais
de sacrés problèmes si je laisse les autres personnes penser
qu'elle peuvent s'en tirer si elles me maltraitent
Si
les autres personnes trouvent des choses sur moi, elles s'en serviront
contre moi
Beck:
Trouble de la personnalité schizoide, croyances
J'ai
besoin de mon espace
Je
ne suis pas comme les autres
Les
relations sont sources de problèmes.
La
vie est plus simple sans les autres.
Je
suis vide en moi.
Il
est mieux pour moi de garder mes distances et de faire profil bas.
Je
suis un inadapté social.
La
vie est fade et ingrate.
Ils
devraient me laisser seul
Je
ne comprends pas pourquoi les autres sont heureux ensembles
Beck:
Trouble de la personnalité schizotypique, croyances
Je
ne dois prendre en compte que ma propre vision; Je ne dois pas être
influencé par qui que ce soit
J'ai
certains pouvoirs
Je
me sens comme un extra terrestre dans un environnement effrayant.
Comme
le monde est dangereux, tu dois faire attention à toi en permanence.
Il
y a des raisons pour toute chose. Les choses n'arrivent pas par chance.
Parfois
mes propres perceptions sont une indication de ce qui va arriver.
Les
relations font peur.
Si
je leur dis ce que je pense vraiment, ils ne me croieront pas
Je
sais ce qu'ils pensent
Je
suis débile
Beck:
Trouble de la personnalité antisociale, croyances
J'ai
droit à ce que je veux
Les
gens sont faits pour être exploités
La
force ou la ruse est le meilleur moyen pour que les choses soient faites.
Nous
vivons dans une jungle où seul le plus fort survie.
Si
je ne profite pas des gens, c'est eux qui profiteront de moi en premier.
Il
n'est pas important de respecter ses promesses ou d'honorer ses dettes.
Le
mensonge et la tricherie sont autorisés du moment que l'on ne se
fait pas prendre.
J'ai
été injustement traité et je suis en droit d'obtenir
mon du par quelque moyen que ce soit.
Si
les autres ne se protègent pas, c'est leur problème
Je
me moque pas mal de ce qu'ils pensent
Je
suis en colère, il faut que je fasse quelque chose
Beck:
Trouble de la personnalité borderline, croyances
L'autre
doit s'occuper de moi
Personne
ne me comprends
Personne
ne pourrait m'aimer ou vouloir être pres de moi si ils me connaissaient
vraiment.
Je
ne peux pas me débrouiller seul, j'ai besoin de quelqu'un pour prendre
appui.
Si
je ne fais pas ce que les autres veulent, ils m'abandonneront ou ils m'attaqueront.
Les
autres peuvent me blesser, m'attaquer, prendre avantage sur moi (je dois
me protéger).
Il
m'est impossible de me controler ni de me discipliner.
Je
dois controler mes émotions ou quelque chose de terrible va se produire.
Ne
te fais pas d'amis, ils te feront de la peine
Il
n'y a jamais personne pour combler mes besoins, pour être fort pour
moi, pour prendre soin de moi
Je
serai toujours seul
La
douleur que je ressens est insupportable
Je
suis un fardeau pour les autres
Beck:
Trouble de la personnalité histrionique, croyances
Je
dois faire bonne impression
Pour
être heureuse, j'ai besoin que les autres fassent attention à
moi.
Tant
que je n'amuse pas ou que je n'impressionne pas les autres, je suis rien.
Je
dois être le centre de leur attention.
Si
j'amuse les autres, ils ne remarqueront pas mes faiblesses.
Seule
je suis incapable d'organiser ma vie
Je
sais charmer pour qu'ils m'aident et qu'ils m'aiment
Ils
me trouvent irresistible
Beck:
Trouble de la personnalité narcissique, croyances
Je
suis exceptionnel
Du
fait de ma supériorité, je suis en droit d'obtenir un traitement
de faveur et des privilèges.
Je
n'ai pas à m'encombrer de regles qui ne s'appliquent qu'aux autres.
Si
les autres ne montrent pas le respect que je mérite, ils doivent
être punis.
Les
autres doivent satisfaire mes besoins qui sont plus importants que les
leurs.
Les
autres doivent reconnaitre au combien je suis spécial.
Comme
je suis si talentueux, les autres devraient me ceder la place.
Aucun
besoin de quiconque ne doit interférer avec les miens
Ils
ne savent pas qui je suis
Ce
sont des moins que rien
Beck:
Trouble de la personnalité dépendante, croyances
Je
suis impuissant
Je
suis faible et incapable de me débrouiller tout seul.
J'ai
besoin de quelqu'un de disponible autour de moi à tout instant pour
m'aider à réaliser ce que je dois faire ou au cas ou quelque
chose de mauvais m'arriverait.
Je
suis impuissant quand je suis livré à moi-même.
Je
suis basiquement seul--sauf si je peux m'attacher à une personne
plus forte.
La
pire des choses serait que l'on m'abandonne.
Je
dois rien faire pour offenser mon supporter ou mon "aideur".
Je
dois etre docile pour le maintenir dans des bonnes dispositions à
mon égard.
J'ai
besoin de savoir que quelqu'un peut m'aider n'importe quand
J'ai
besoin des autres pour m'aider à prendre des décisions ou
me dire ce que j'ai à faire
Les
gens me trouvent minable
Beck:
Trouble de la personnalité évitante, croyances
Je
pourrais être blessée
Je
suis socialement inepte et indésirable dans toutes les situations.
Les
autres personnes sont potentiellement critiques, indifférentes,
humiliantes ou rejetantes.
Les
autres me sont supérieurs
Si
une personne reste pres de moi, elle va découvrir mon "vrai" moi
et me rejeter.
Etre
exposé comme inférieur sera intolérable.
Je
dois éviter les situations déplaisantes à tout prix
et ne pas prendre de risques
Si
j'ignore un problème, il s'en ira
Je
vais échouer
Ils
ne m'aiment pas
Beck:
Trouble de la personnalité obsessive compulsive, croyances
Les
erreurs sont mauvaises, je ne dois pas commetre d'erreurs
Je
ne dois que compter sur moi pour vérifier que les choses ont été
faites.
Les
autres ont tendance à être trop décontractés,
souvent irresponsables, indulgents envers eux-mêmes, ou incompétents.
Il
est important d'être parfait en tout.
Si
je n'ai pas de trucs, tout va s'effondrer.
Chaque
faille ou baisse de performance peut conduire à la catastrophe.
Je
dois avoir un controle total sur mes émotions.
Les
autres doivent faire les choses de ma façon
Je
suis responsable de moi et des autres
Si
je ne réussi pas à 100%, c'est un échec total
Je
dois faire cela moi-même ou ce sera mal fait
,
Mise en garde: Toutes les informations
présentes sur ce site sont dans le but d'aider à comprendre
une maladie pour le moins "particulière"
et déroutante Mais aussi et
surtout à soutenir les personnes qui souffrent, malades ou pas.
En tous les cas, il est INDISPENSABLE
d'avoir recours à un médecin
psychiatre et ou psychothérapeute spécialiste
de la maladie pour confirmer ou infirmer
un diagnostic Quoiqu'il en
soit le nom d'une maladie importe peu, ce qui compte, c'est d'appliquer
le "bon" traitement à chaque malade
Dernière mise à jour 2009 II q. (création
9 m ars 2OO3) Copyright
association AAPELTM
- Tous droits réservés
Auteur
Alain Tortosa, praticien en psychothérapie, président fondateur
de l'aapel
Association
loi 1901 à but non lucratif
Trouble de la personnalité
borderline, état limite, TPL, border line, maladie, syndrome, désordre,
psy, criteres, définition, definition,
borderlines