-
C'est ce que l'on appelle un trouble de
la personnalité, des problèmes qui handicapent la
vie et qui font que la personne souffre (en silence ou pas) et n'arrive
pas à en sortir
(il
existe une dizaine de troubles de la personnalité répertoriés
dans le DSM IV) .
"C'est
quoi un trouble de la personnalité ?"
-
Quand une personne n'est pas en mesure de faire face et de gérer
les problèmes avec autrui. Quand elle n'est pas en mesure de s'adapter
efficacement à des changements, des stress alors, il ou elle a un
trouble la personnalité. Cela se traduit généralement
pas des troubles du comportement plus ou moins marqués.
.
-
Par des colères, des réactions
émotionnelles exagérées pas en rapport avec la situation,
une impulsivité non controlée.
"Mais pourquoi elle a réagit comme ca ?"
-
La personne aura des moment d'euphorie où tout semble aller très
bien et des moments inverses (isolement,
déprime)
-
Elle aura tendance à la solitude (dans sa tête), à
vivre dans un cocon
-
Elle va souvent diviser le monde en deux camps:
Les "bons",
ceux qui font exactement ce qu'elle attend d'eux (pour simplifier ses
"esclaves"), disons ceux qui ne les mette pas en position de faiblesse
(du
fait de leurs problèmes)
Les "mauvais",
ceux qui par exemple vont lui dire "non", qui vont établir des limites
- L'on
peut dire pour simplifier grandement que ces personnes ont un quotient
émotionnel d'enfant perturbé, qu'elles réagissent
souvent comme le ferait un enfant à soucis, alors qu'elles ont des
capacités intellectuelles comme tout le monde (ou supérieures) Bien
entendu ce n'est pas leur "nature" mais les conséquences d'une maladie
que l'on appelle aussi "trouble de régulation de ses émotions"
(page
qui explique en détail avec petit test
en 13 points)
Quels sont les signes
d'alertes, les comportements "bizarres" qui peuvent inquiéter,
ils se manifestent quand et comment ?
- La maladie en elle-même
devient totalement visible généralement à l'adolescence
ou au début de l'age adulte même si durant l'enfance on peut
assister à "des traits de personnalité
borderline" mais qui ne sont ni plus ni moins que la maladie. Comme
pour tout problème, plus on s'en apercoit tot et plus le traitement
sera facilité
Mais
quand se dire "la quand même c'est pas normal, il faudrait consulter
un spécialiste" Tout simplement lorsque
de façon répétée on se dit que la personne
a réagit d'une façon qui semble "dingue" (comportements
impulsif,
relations, refus de responsabilité...) , incompréhensible
ou méchante - Inversement, il
faudra se "méfier" si la personne va "trop" bien. En
effet si vous cotoyez une personne qui semble totalement détendue,
qui plaisante, qui est sociable, il faudra vous demander si cet état
est "compatible" avec sa situation présente (socialement, professionnellement,
emotionnellement, ...). En effet si elle vient de vivre une rupture
ou de perdre son emploi ou qu'elle est en conflit avec autrui, la voir
totalement gaie et détendue devra vous mettre la puce à l'oreille
Il faut de plus être
attentif à tous les "appels au secours" du malade, des rages ou
colères,
des dessins, des écrits, des petites phrases en l'air,...
-
Le narcissique, il s'aime lui-même, il a besoin d'une cour, il a
plutot tendance à avoir une absence de sentiments pour les autres
-
Le borderline, c'est l'inverse, il est sur-émotif. il ne s'aime
pas lui même, il souffre énormément. Il n'a pas besoin
qu'on l'admire mais qu'on le rassure. Il n'a pas besoin qu'on le critique,
mais qu'on le comprenne. Il ne sait pas qui il est.
Il
ne faut pas oublier que ce sont des êtres humains, des malades, des
victimes et qu'ils ne doivent pas être blamés pour leurs comportements
souvent à la limite du supportable (et parfois même au
dela). Ils ont besoin de compassion, d'amour, d'empathie
ET surtout
de soins. Dire par
exemple que la personne détruit ce qu'il y a autour d'elle revient
à ignorer sa souffrance. C'est la maladie qui est destructrice,
pas la personne
.
"Le trouble
état limite c'est avoir des défauts ou c'est une
vraie maladie" ?
-
Cela n'a rien à voir avec la "nature" de la personne, c'est une
vraie maladie, même une maladie grave, chronique et qui se soigne.
Le DSM IV en donne une
définition (des
centaines d'études, de publications
à travers le monde le prouve) (Ce
qui en fait la gravité c'est un fort taux de suicide mais aussi
une grande souffrance psychique extériorisée ou pas) ...
Et un malade, ça se soigne !
Aussi
bien le malade que l'entourage a tendance à penser que c'est sa
"nature", tout simplement car cette maladie avec son flot de comportements
"bizarres" est présente depuis l'enfance ou l'adolescence. Ils sont
donc "habitués", ce qui n'enlève rien à la souffrance
et à la solitude du malade
.
Doit-on
avoir tous les symptomes du trouble pour être "borderline"
?
Bien
sur que non ! Il
faut garder à l'esprit que les "borderline" sont des personnes,
des êtres humains qui souffrent. Et à ce titre elles sont
toutes différentes. Rappelons d'ailleurs qu'elles ne sont pas "borderline"
mais qu'elles souffrent d'un trouble de la personnalité borderline
Toutes
les personnes ne vont pas boire, se couper, s'auto-mutiler
ou faire des tentatives de suicide,
ce serait "trop simple" (simple car "visible") Certaines
personnes vont exterioriser leur problème par des colères,
des conduites dangereuses alors que d'autres vont totalement intérioriser
leur problèmes
Certaines
vont pouvoir totalement
tromper leur monde, ce qui bien souvent "arrange" l'entourage, alors que
d'autres plus gravement malades seront moins capables de dissimuler leur
souffrance.
En
tous les cas, les personnes Borderline ont toutes des problèmes
à gérer leurs émotions
et leurs relations avec les autres (avec eux-mêmes) Voir
page
en savoir plus
Nous sommes
tous
"borderline"
Non,
Non,
NON, NON, NON, NON !!!! Nous
pouvons tous par moment avoir quelques "traits" de trouble borderline mais
c'est une question de "dosage" et de "durée"
Il
faut bien garder en tête que ce n'est pas de manière accidentelle
que la personne se conduit ainsi mais de façon régulière,
répétitive mais aussi soudaine. D'autre part, l'on ne devient
pas borderline suite à un traumatisme à l'age adulte, cela
remonte à beaucoup plus loin (un traumatisme peut par contre
"réveiller" un problème enfoui)
Affirmer
que nous sommes tous borderline:
-
obscurantisme !
-
méconnaissance de la maladie !
Effectivement
l'association aapel a du pain sur la planche
pour enlever ce mensonge de la tête de ceux qui pensent cela
Hélas
il y a encore en France, dans les pays francophones et dans le monde entier
de très nombreuses personnes du corps médical dont des psychiatres
qui de toute évidence ne connaissent pas leur métier
Il
faut aussi vraiment enlever de la tête de certains l'idée
que les psychiatres ou les psychothérapeute considère que
nous sommes tous des "malades", ce n'est pas vrai.
Non,
il y a d'un coté les personnes en bonne santé (avec les
soucis de la vie plus ou moins importants) et de l'autres les personnes
malades pour lesquelles les troubles mentaux sont un vrai handicap
Il
est vrai que le terme "etat limite" ou "borderline" n'est vraiment pas
une bonne idée. Cela provient des années 1940-50 où
les psychiatres ont pensés que cette maladie se trouvait à
la limite entre la névrose
et la psychose.
Depuis le diagnostic s'est affiné mais le nom est resté.
Certains suggèrent "Trouble de Dérégulation
Emotionnelle", nous pouvons aussi parler
de "surémotivité"
Vous
avez un doute sur le fait que "nous sommes tous borderlines", faites donc
le test de la page borderline(mais
aussi une série de vos proches et comparez les résultats)
-
Oui, à la fois par des médicaments
pour justement limiter ces réactions inappropriées mais aussi
et surtout par une thérapie adaptée Voir
page guérison .
Ce trouble,
cette maladie, elle s'attrape comment ?
-
Pas comme une grippe, l'on ne peut pas parler de "contagion".
Il
faut un ensemble de facteurs
Tout d'abord,
la personne doit avoir des prédispositions biologiques,
génétiques héritées que l'on pourrait qualifier
d'hypersensibilité
Mais pour
que la maladie se développe, il faut que dans la toute petite
enfance, cette personne ait subie des évenements contrecarant
son développement "normal" (cela peut être des évenements
graves comme des abus physiques ou sexuels, des traumatismes comme un traumatisme
cranien, une grave maladie ou aussi un environnement familial dans lequel
l'enfant n'a pas pu apprendre à se construire, à penser par
lui-même, à exprimer ses émotions, ses colères,
ses besoins, ses sentiments ou au contraire qu'il a été sans
barrières, totalement livré à lui-même)
Attention,
c'est bien "naturel" et légitime de vouloir savoir d'où provient
la maladie... mais
pour être clair "on s'en fout", savoir ne suffit pas. "Ce
qui importe en priorité pour le malade c'est guérir de la
grippe, pas savoir où il l'a attrapé !" (pour
l'aspect "prévention" de la maladie, c'est un autre sujet)
.
Comment réagir face
au malade, quels comportements adopter et quels comportement bannir
?
- Rentrer dans son jeu est
le contraire d'une aide, c'est un cadeau empoisonné
L'erreur la plus fréquente,
notamment parce que l'on a des sentiments pour la personne est de l'autoriser
à avoir des comportements que l'on n'admettrait pas d'une personne
en bonne santé.
Son
statut de malade ne doit pas s'accompagner d'un statut d'handicapé
! Ce n'est pas à la
personne qui souffre, au "borderline" à fixer ses limites mais à
l'entourage qui doit affirmer "Voici les limites à ne pas dépasser"
Si il doit en conséquence
se mettre en colère, qu'il le
fasse, de toutes les façons il est préférable qu'il
extériose ses sentiments.
Il ne doit pas avoir le
sentiment que sa maladie lui donne tous les droits comme par exemple
celui d'être odieux avec les siens (alors que dans le même
temps, pour les personnes éloignées, le patient pourra quasi
passer pour un saint) Faire
semblant c'est nier les signes d'alertes et d'appels au secours que lance
la personne qui souffre.
Elle aura alors tendance
à reserver ses crises quand elle est seule.
Dans le même temps
il faut toujours garder en tête que c'est une victime qui souffre,
il fond donc toujours le traiter avec compassion
et empathie .
"Mais c'est cruel de faire souffrir
la personne, de lui demander d'agir d'une façon qu'elle ne peut
accomplir".
Pourquoi ne pas le ou la
laisser "tranquille" ? il ou elle vit bien comme cela... il ou elle
a ses petits bonheurs...
Oui, bien sur, les patients
sont "heureux", lisez donc ce témoignage
pour être convaincus
- Bonne question en effet
"Pourquoi ne pas laisser
votre enfant avec sa grippe, pourquoi ne pas le laisser tranquille plutot
que lui faire des piqures qui font mal ?"
"Pourquoi ne pas laisser
un de vos proches aveugle alors que vous avez appris que ce n'est pas irréversible
et qu'il existe une opération qui pourrait lui faire recouvrer la
vue ?"
- La
vie d'une personne qui souffre d'un trouble borderline est un enfer quotidien(même
si il y a bien heureusement des moments de "répit", même si
elle dissimule sa souffrance).
- La personne souffre et
exprime sa souffrance au moyen de
cette colère, soit exteriorisée
(ce
qui n'est pas plus mal), soit intériorisée
(beaucoup
plus grave car cela se voit moins) ou de comportements "bizarres"
Dans les cas les plus graves,
cela va jusqu'à l'auto-mutilation
et parfois au suicide. Le
but étant à chaque fois de calmer sa douleur
Quoiqu'il en soit ce
n'est certainement pas aux proches de se substituer au malade pour l'empêcher
de se regarder en face, de se soigner(quelles qu'en soient
les "bonnes" raisons comme le risque "d'échec", la "souffrance"
du traitement, ...) .
Mais "quand on lui parle, il
me dit qu'il va bien, qu'il n'a rien"
- Demandez à un drogué
à l'héroine s'il est accroc à celle-ci ou s'il n'en
a pris qu'une fois et qu'il peut arrêter quand il veut. Vous pouvez
à ce sujet lire la page "je ne suis pas
borderline" ou "gaie donc bien"
Vous n'avez pas "besoin"
du concours de la personne pour vous faire votre propre opinion sur la
réalité de la situation (faites par exemple le
test pour vous et pour elle) Cela saute aux yeux que
la personne malade n'est pas "comme tout le monde" !
ll faut garder en tête
que le malade "ment souvent comme
un arracheur de dent" lorsqu'il dit "je vais bien". C'est un trait de la
maladie
(mais aussi de la plupart des maladie mentales), mais comme
les malades sont intelligents et qu'ils ont la capacité de cacher
la maladie quand il le faut, ils ne s'en privent pas. Cela leur permet
d'ailleurs d'échapper par exemple à la mise en institution
d'office mais n'enlève rien à leur souffrance
qui elle est bien réelle.
Il ne ment pas parce que
c'est un menteur né, mais parce sa maladie l'empêche d'exprimer
ses sentiments sans se mettre en colère
ou s'effondrer en larmes.
Bien souvent il n'est pas
conscient de ses mensonges qui sont devenus
au fil du temps un automatisme d'autodéfense
Il
ment parce que personne autour de lui n'a été réceptif
à tous les signes indirects qu'il a cherché à faire
passer. Il cachera son état parce qu'il aura peur que ceux qui sont
autour de lui ne l'abandonnent
Dans les périodes
de doute de l'entourage, de remise en question "est-il vraiment malade"
il faut toujours garder en tête la globalité de la vie du
borderline "A t'il une vie, comme tout le monde" et faire tomber la théorie
du "il n'est pas responsable, c'est tous les autres qui ont tort" ou "si
il veut il peut". Il est quand même rare que la théorie du
complot se révèle réelle
De toutes les façons
s'il n'était pas vraiment malade, on se demande bien pourquoi lorsqu'on
lui pose la question, il refuserait d'aller consulter un thérapeute
qualifié pour en avoir le coeur net, pourquoi il ne veut jamais
parler de lui-même, pourquoi il se ment en colère, se met
à pleurer ou fait une pirouette lorsqu'on lui parle de lui...
Je ne comprends pas, ils
savent qu'ils sont malade ou pas ? Et s'ils le savent pourquoi ils
décident pas de se soigner ?
- D'abord la famille peut
parfois avoir une très mauvaise influence (partant d'un bon sentiment)
en disant "mais non ma chérie, tu n'as rien" ou "c'est rien" ou
"c'est les autres qui sont responsables de TA situation, pas toi"
Quant à savoir si
ils font cela pour "le bien du malade" ou pour éviter certaines
remises en question qui parfois pourraient se révéler douloureuses,
c'est un autre débat...
Bref, il faut se rappeler
que:
- Oui, il est vrai que le
malade souffre, il le sait
- Oui, il est vrai qu'il
sait qu'il n'est "pas comme tout le monde", la preuve étant qu'il
se lance dans des stratégies de camouflage, la quasi-totalité
de son entourage ne sait rien et ne voit quasi rien
(une personne
non au fait de sa propre situation le serait tout le temps et n'aurait
pas la conscience pour cacher la chose)
Problème
Le problème est qu'il
en a "l'habitude, depuis le temps que ça dure"
Le problème est qu'il
ne pense pas que c'est une maladie mais que c'est sa "nature"
Dans ce cas "pourquoi
irais-je voir un docteur qui va me dire que je suis comme cela et que l'on
ne peut rien faire pour moi" ? Pire que cela, d'où
l'importance de l'AAPEL, il aura peut-être
déjà fréquenté des "psy" mais qui par méconnaissance
de la maladie ou par totale tromperie du malade ne lui auront apporté
aucune aide et même dans certains cas auront dégradés
son état
Dans tous les cas il a besoin
de soutien dans cette démarche thérapeutique
.
Comment donc le ou la convaincre
de se soigner ?
- Bizarrement, plus la personne
sera malade et plus elle sera facile à soigner
En effet, plus elle sera
malade et plus elle aura de difficultées à camoufler sa maladie
et plus elle aura de pression de son entourage pour se faire soigner et
plus sa vie sera infernale
Plus elle sera malade et
plus les signes seront apparus tôt et l'entourage aura pris les mesures
qui s'imposent, en tous les cas on l'espère (consulter un spécialiste) Dans le cas d'un malade
dit "fonctionnant maxi", il sera
en mesure de tromper une grande partie de l'entourage (complice de la
situation) et arrivera plus facilement à passer entre les mailles
du filet, cela le condamnant à la souffrance Le plus simple quand on
est une mère ou un père est sans doute de dire à son
enfant "j'ai bien vu que tu étais malheureux(se), que tu avais des
problèmes, j'ai pris rendez-vous pour toi chez le docteur"
Vous pouvez lire la page
"luidire"
.
Concrètement comment
faire pour convaincre la personne qui souffre de consulter ?
- Cela passe par l'information.
L'entourage doit cesser
d'être un cocon
L'entourage doit cesser
de penser et de décider pour la personne malade
L'entourage doit cesser
de minimiser un problème réel et handicapant
L'entourage doit cesser
de lui mentir sur sa situation (même si c'est par compassion) L'entourage doit dire au
malade ce qu'il pense de luique celui-ci soit enfant ou adulte
Il faut donner les moyens
au malade de s'informer au maximum sur la maladie, notamment en allant
lire de l'information sérieuse comme sur notre site.
Cela pour qu'il se dise
"mais
alors je ne suis pas seul(e) comme ca !" "mais
alors ce n'est pas ma nature mais une maladie !"
Le
but étant que le malade décide d'aller consulter un spécialiste
de la maladie
(Enfant
le problème ne se pose pas, on lui en parle et l'on prend rendez-vous
chez un médecin, point final.) (voir
réflexion sur chemin vers le libre arbitre)
Il
y a certainement plusieurs étapes dans une prise de conscience (malade
adulte)
Le "je
n'ai aucun problème"
C'est
peu probable dans le cas du trouble état limite. En effet les personnes
sont globalement avec des stratégies de dissimulation (et on
ne cache pas ce que l'on ignore), ils souffrent mais en silence
Le "j'ai
un problème mais je n'en parle à personne. Si l'on m'en parle
je nie"
Principe
normal d'auto défense lié à un manque de confiance
envers les autres (donc envers soi) et aussi du fait du point suivant
Le "je
ne suis pas comme tout le monde, c'est ma nature, je suis le (la) seule
comme cela, et personne n'y peut rien"
Cela
est totalement logique. Si c'est "sa nature" on n'y changera rien et on
devra composer avec.
En
effet, à quoi bon faire souffrir inutilement une personne qui a
perdu définitivement l'usage de ses jambes pour lui faire faire
des examens visant à tenter de la faire remarcher
Le
"problème" ou la "chance" c'est que dans le cas du trouble borderline
on parle de maladie, pas de "nature"
Le "je
sais que j'ai des problèmes mais j'ai déjà vu un paquet
de toubibs. La dernière fois, j'en suis ressorti dans un état
lamentable, à quoi bon y retourner !"
Logique
implacable, et l'association a du boulot.
Il est criminel que des personnes Borderline ne soient pas ou mal diagnostiquées
Bref,
il faut garder à l'esprit qu'une personne peut être "dans
sa tête" à un certain "stade" mais par contre que dans son
discours elle en soit encore au stade précédent.
Ce
n'est pas toujours évident à déceler
Il
faut autant que possible ne pas mettre la charrue avant les boeufs. Ce
devrait être au malade adulte d'avoir l'initiative de dire "j'ai
un problème, je vais aller voir un spécialiste" et non à
l'entourage de dire "va voir un spécialiste" (et encore moins
de poser la question "tu vas bien ?)" -
Si il pense réellement ne rien avoir alors c'est très grave
et proche de la schizoprénie, vous devriez aller en parler seul
à un spécialiste
-
Si il est conscient, et même si il ment, il faut avoir avec lui un
discours d'honnêté "je pense que tu as un problème,
je sais que tu es malheureux(se)" puis lui fournir les moyens de se renseigner
sur sa maladie en venant par exemple sur notre site
Cela
afin de lui tenir un discours "je pense que tu as cette maladie et j'ai
lu qu'elle se soignait" ou "j'ai le sentiment que le site parle de toi,
tu devrais aller le lire pour te faire ta propre opinion".
Le
but n'est pas de le convaincre (et encore moins le contraindre)
d'aller voir un médecin mais de le convaincre que ce n'est pas sa
"nature" d'être ainsi mais une maladie.
Qui
plus est, une maladie qui se soigne avec le recours du "bon" spécialiste
Si
ces deux étapes sont franchies (la prise de conscience et le
fait que c'est une maladie), il n'y a plus de raison pour la personne
malade de ne pas avoir le désir de se faire soigner
Si
le malade "est mure" mais que l'on sent qu'il n'arrivera pas à franchir
le pas sans aide, alors l'entourage pourra sans doute l'aider en prenant
rendez-vous pour lui chez un spécialiste et en lui disant simplement
"j'ai pris rendez-vous pour toi chez le docteur X pour lundi prochain,
si tu préfères je peux venir avec toi"
.
Et si il ou elle ne veut
rien entendre ?
A priori il y a eu des "ratées"
dans les stades indiqués dans la question "comment faire"
La personne est-elle vraiment
consciente qu'elle a un problème ?
Si elle ne l'est pas,
ou pas vraiment, sans doute n'avez-vous pas été "efficace"
pour lui montrer au combien ses attitudes, son mode de vie étaient
"différents des autres" mais aussi qu'elle ne vivait pas "un conte
de fée", qu'en claire elle est malheureuse. (lisez donc la page
"je ne suis pas borderline")
A quoi la personne attribue
t'elle son problème ?
Sa maladie, sa "nature",
la responsabilité d'un autre ou des "autres" ? - Si c'est "la faute
des autres", il serait sans doute bon de tenter de lui expliquer qu'il
est rare que ce soit "tous les autres" qui soient "contre elle". Que "la
théorie du complot" ne tient pas vraiment la route. Le seul fait
par exemple qu'elle refuse d'en discuter serait déjà significatif - Si la théorie
est que c'est "la faute d'un autre", de vous par exemple, il serait sans
doute bon de lui montrer que son problème était déjà
là bien avant l'arrivée de cet "autre responsable de tous
les maux" et que donc il ne sert que de bouc émissaire pour se voiler
la face et fuit la réalité. Le statut
de "victime" étant bien "confortable" pour ne pas se prendre
en main et subir.
Cette personne a t'elle un son
de cloche cohérent ?
Si d'un coté vous
êtes celui qui affirme "tout ceci n'est pas normal" mais que le reste
de son entourage lui dit "non, non tout va bien, c'est lui / elle le malade",
cela ne va pas aider cette personne à y voir plus clair Sans doute faudrait-il
alors tenter d'ouvrir les yeux sur l'entourage en lui mettant les points
sur les "i" afin qu'il commence à tenir un discours différent.
Pour les ultra sceptiques, voir page pas
concerné Plus le discours autour
de la personne qui souffre est le même "je sais que tu as un problème"
et plus elle sera conduite à le croire. Et plus l'entourage dira
"ce n'est pas ta nature mais une maladie" et plus la aussi elle sera tentée
de le croire Il faut garder en tête
que vous ne pourrez pas "forcer" un adulte à se faire soigner, s'il
ne le veut pas. S'il ne le veut pas c'est qu'une des étapes précédentes
s'est mal passé Vous pouvez lire la page
"luidire"
.
Quels sont les scénarios
possibles si l'on ne fait rien ?
Chaque personne est unique
et nul ne connait l'avenir
L'on peut assister à:
Un statu quo.
La personne malade continue
à "vivre" sa "non vie" avec des hauts et des bas, elle continue
à souffrir et puis voila...
Une amélioration.
Pour certains (je n'ai
pas de chiffres), ils vont aller mieux par eux-mêmes, par paliers.
Ainsi on peut dire que leur état s'améliorera mais sans pouvoir
JAMAIS
atteindre une vraie rémission. Il va sans dire que cela se fera
dans la douleur car ils continueront à souffrir
pendant des années. Il semblerait d'ailleurs qu'il y ait des cycles
dans la vie du malade, des périodes plus ou moins grandes de "rémission"
... Et le pire...
Le pire fait partie de la
réalité de cette maladie (lire les informations sur le
suicide).
Ils ne vont pas décider de mettre fin à leur jour parce qu'ils
en ont assez de la vie mais tout simplement parce que leur souffrance
n'est plus supportable, pour fuir leur réalité
.
Si
vous pensez que certaines affirmations sont éronées, que
certains éléments importants pour la comprehension du trouble
auraient été omis, n'hésitez pas à nous
contacter
Mise en garde: Toutes les informations
présentes sur ce site sont dans le but d'aider à comprendre
une maladie pour le moins "particulière"
et déroutante Mais aussi et
surtout à soutenir les personnes qui souffrent, malades ou pas.
En tous les cas, il est INDISPENSABLE
d'avoir recours à un médecin
psychiatre et ou psychotherapeute spécialiste
de la maladie pour confirmer ou infirmer
un diagnostic ,.
.
Dernière mise à jour 2012 . Copyright
association AAPELTM
- Tous droits réservés
Auteur
Alain Tortosa, praticien en psychothérapie, président fondateur
de l'aapel
Association
loi 1901 à but non lucratif